POURQUOI JE N’ÉCRIRAI PAS SUR L’ÉGO

30 mars 2020

« J’ai souvent l’impression d’être différente ou que le décodeur entre mon interlocuteur et moi fait défaut.

Est-ce que ça t’arrive? »

Le Culture club
Vicky Jobin, CRHA, M. Sc.
820 mots | Estimé de lecture : 4 minutes

Le Culture club sur Facebook 
Le Culture club, Forum RH sur Facebook

Au début des vacances, je lis toujours sur un sujet professionnel pour faire une transition entre le travail et les retrouvailles avec moi-même.

Durant la période de vacances de Noël, j’avais choisi de lire sur l’égo dans le but d’écrire ce premier article pour le Culture club.  Une thèse de 340 pages dans l’avion en direction de ma destination voyage, c’est un peu fou n’est-ce pas ? Mon objectif était de présenter le fondement et d’expliquer comment l’égo gère nos vies.

Mais voilà qu’après seulement 35 pages de lecture de cette thèse[1]… j’arrête !   J’ai enfin trouvé réponse à ce grand questionnement:

« Est-ce moi qui n’est pas normal ou c’est le décodeur fait défaut ? »

Je réalise qu’en fait je fais partie d’un petit groupe de personnes qui possèdent une conscience dite« post-conventionnelle ».  Toute une découverte non ? Je comprends alors que ma conscience est différente de la majorité des gens, c’est-à-dire 77% de la population, qui ont une conscience que l’on nomme « conventionnelle ».

« Mais Vicky, tu t’en vas où avec ça? »

À partir d’ici, je t’explique pourquoi j’ai fondé Le Culture club et pour mieux comprendre, laisse-moi te résumer les quatre grands niveaux de consciences de la population adulte selon Miller et Cook-Greuter (1994).

  1. Les pré-conventionnels (5%), les individus qui ne possèdent pas une maturité affective ou cognitive suffisante pour s’intégrer dans la société
  2. Les conventionnels (77%), la majeure partie de la population qui intègre les conventions sociales, les façons de voir, de penser, d’agir prises par la majorité de la population.  Ces personnes sontprogrammées à l’intérieur de conventions dictées par la société.  Elles cherchent à contrôler leur environnement en fonction de leurs objectifs et paradigmes et croient que leur façon de penser et d’agir est unique.
  3. Les post-conventionnels (17%), les personnes qui comme moi gardent une distance critique et une déconstruction des conventions et des structures et qui remettent tout en question.  Nous sommes intuitifs, empathiques et très tolérants aux idées, aux comportements et aux réactions différentes des nôtres.
  4. Les transcendants[2] (1%), ceux qui ont un stade de conscience extrêmement rare ou l’égo est transcendé (très peu étudié)

Le problème c’est qu’on a construit la majorité de nos organisations sur la base de conventions, de règles, d’indicateurs de performance, et ce « par » et « pour » les personnes de niveau de conscience conventionnelle.

Non seulement les gens comme moi ne s’y retrouvons pas avec notre besoin de liberté, mais comme tout est régi par des règles, on perd au niveau de l’autonomie, de l’initiative, limitant ainsi la créativité, l’agilité et l’innovation.  Dans nos entreprises contrôlées et mesurées par des indicateurs de plus en plus précis et exigeants, on veut faire PLUS et MIEUX avec MOINS de ressources et en MOINS de TEMPS!

Alors qu’on cherche DES MOYENS pour fidéliser les employés, on aurait juste besoin de reprendre le contrôle de notre temps, et ce pour :

      • écouter
      • être présent « de corps et d’esprit » à soi et à l’autre
      • s’amuser
      • créer
      • réfléchir
      • faire les choses autrement

(…)

Si tu as lu jusqu’ici, le meilleur s’en vient, j’ai une confidence à te faire.

Si je suis un peu différente, c’est que j’ai eu cet éveil de conscience dans les dernières années.  Un jour j’ai réalisé que je prenais des décisions pour protéger mon égo et pour satisfaire celui des autres.  Je devais être performante, faire de l’argent, avoir un titre. J’avais besoin d’être valorisée à travers le regard des autres. Je croyais que ça me donnait de la valeur.

Tout ça m’a créé des peurs, ce qui m’a fait vivre de l’anxiété, de la frustration et de la culpabilité !

Jusqu’au jour où j’ai décidé que la peur ne conditionnerait plus ma vie !  J’ai tout lâché pour créer Le Culture club afin de partager du contenu qui aidera les autres à se transformer dans leur éveil de conscience.

Avec le Culture club, je souhaite créer la communauté francophone d’ici et d’ailleurs la plus importante pour échanger et partager du contenu transformationnel en lien avec la culture d’entreprise et le bien-être au travail, et ce afin de réduire le stress et d’éveiller les consciences.

Je me suis donné comme mission d’écouter et de dire les vraies choses avec amour et bienveillance pour 

      • Le professionnel en gestion des ressources humaines
      • Le dirigeant qui souhaite adapter son fonctionnement organisationnel et amoindrir ses défis de gestion en contexte de turbulence
      • La personne qui souhaite devenir meilleure!

Finalement, je n’écrirai pas sur l’égo, parce que j’ai trouvé quelqu’un, ma belle amie Audrey Villeneuve, qui l’a fait bien mieux que je ne le ferai jamais.  Voici un lien vers son texte qui résume très bien ce que c’est que l’égo : Sais-tu vraiment qui tu es ?

 

[1] BARON, Charles, LE processus de développement de la conscience de gestionnaire individualistes et stratèges : une investigation collaborative autour de l’expérience du pouvoir, thèse présentée à la FES, doctorat en sciences de l’orientation, Université Lavail, 2007, 340 pages.

[2] Selon Antidote transcender veut dire : dépasser, se situer à un niveau supérieur ou différent.